CONFÉRENCE DE PRESSE - GPSI
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Mardi 8 septembre 2026
Organisé du 2 au 4 octobre sur le circuit du Mugello, le Gran Premio Storico d’Italia rendra hommage à la décennie la plus glorieuse de l’histoire de Ferrari en Formule 1, de 1996 à 2006. Neuf monoplaces de cette époque prendront la piste, pilotées par des hommes qui ont contribué aux extraordinaires succès de la Scuderia.
Milan, 8 septembre 2026 – Pietro Meda (Automobile Club Milano), Geronimo La Russa (Automobile Club d’Italie), Antonello Coletta (Ferrari Endurance et Corse Clienti), Laurent Vallery-Masson (HVM Racing), Paolo Poli (Mugello Circuit). © Luca Mauri
SCUDERIA FERRARI – L’ÂGE D’OR : 1996-2006
Seule équipe à avoir participé à toutes les saisons de Formule 1 depuis la création du Championnat du monde en 1950, la Scuderia Ferrari a connu plusieurs périodes de succès, mais aucune n’égale les exploits accomplis entre 1996 et 2006. Au cours de cette décennie exceptionnelle, la Scuderia a décroché six titres de Champion du monde des Constructeurs, 87 victoires en Grand Prix et 203 podiums.
Cette période reste indissociable de la légendaire « Dream Team » composée de Jean Todt, Ross Brawn, Rory Byrne et Michael Schumacher, qui a remporté cinq titres de Champion du monde des Pilotes au volant des monoplaces rouges. Ce chapitre doré de l’histoire de Ferrari sera célébré lors de la première édition du Gran Premio Storico d’Italia, qui se tiendra sur le circuit du Mugello du 2 au 4 octobre.
Organisé par HVM Racing et le circuit du Mugello, en collaboration avec Ferrari, l’événement réunira neuf monoplaces conçues à Maranello entre 1996 et 2006, de la F310 à la 248 F1. Les visiteurs pourront mesurer l’ampleur des évolutions techniques qui ont marqué cette lignée légendaire : du passage du V10 atmosphérique de 3 litres au V8 de 2,4 litres à l’introduction des pneumatiques rainurés, en passant par la multiplication des appendices aérodynamiques, tels que les déflecteurs latéraux, les ailettes de déviation, les cheminées de refroidissement et même les éphémères « ailes de pingouin ».
DES PILOTES DE LÉGENDE
Ces monoplaces prendront la piste dans le cadre des parades « Golden Age 1996-2006 », aux mains de figures emblématiques de l’histoire sportive de Ferrari, parmi lesquelles René Arnoux, Gerhard Berger, Giancarlo Fisichella, Eddie Irvine, Mika Salo et d’autres pilotes dont l’identité sera prochainement dévoilée sur les comptes Instagram et Facebook de l’événement.
René Arnoux a disputé 149 Grands Prix de Formule 1 entre 1978 et 1989, remportant sept victoires et décrochant 22 podiums. Révélé chez Renault, où il a signé ses premiers succès en Grand Prix, le Français rejoint Ferrari en 1983 et réalise sa meilleure saison en terminant troisième du Championnat du monde. Cette même année, il contribue également au titre Constructeurs de la Scuderia Ferrari grâce à trois victoires. Arnoux reste aussi célèbre pour son duel mémorable avec Gilles Villeneuve lors du Grand Prix de France 1979 à Dijon-Prenois, considéré comme l’une des plus belles batailles de l’histoire de la Formule 1.
Luca Badoer a disputé 49 Grands Prix de Formule 1 avec la Scuderia Italia, Minardi et Forti. Durant ses nombreuses années comme pilote d’essais officiel de la Scuderia Ferrari, l’Italien a joué un rôle essentiel dans le développement des monoplaces qui ont permis à Ferrari de dominer la discipline à l’ère Schumacher. En 2009, à 38 ans, il effectue un retour inattendu à la compétition et dispute deux Grands Prix pour Ferrari en remplacement de Felipe Massa, blessé.
Gerhard Berger a disputé 210 Grands Prix de Formule 1 entre 1984 et 1997, remportant dix victoires et décrochant 48 podiums. L’Autrichien a couru pour Ferrari à deux reprises, de 1987 à 1989, puis de 1993 à 1995, et a terminé deux fois troisième du Championnat du monde. Réputé pour son talent, son courage et son sens de l’humour, Berger a également été le coéquipier d’Ayrton Senna et l’un de ses amis les plus proches chez McLaren. Vainqueur avec Benetton, Ferrari et McLaren, il demeure l’un des pilotes les plus populaires de sa génération et l’un des meilleurs à n’avoir jamais décroché le titre mondial.
Andrea Bertolini est l’un des plus fidèles représentants de Ferrari en endurance. Devenu à seulement 19 ans l’un des plus jeunes pilotes d’essais de voitures de sport de la marque, il rejoint ensuite les départements Corse Clienti de Ferrari et Maserati, avant d’être appelé en 2004 comme pilote d’essais officiel de l’équipe de Formule 1 de la Scuderia Ferrari, à l’ère Schumacher. Il joue un rôle majeur dans le développement de la redoutable Maserati MC12, dérivée de la Ferrari Enzo. Référence en GT, il remporte à trois reprises le Championnat FIA GT, en 2006, 2008 et 2009, puis le Championnat du monde FIA GT1 en 2010 et la catégorie GTE Am aux 24 Heures du Mans 2015.
Giancarlo Fisichella a disputé 229 Grands Prix de Formule 1 au cours de sa carrière, remportant trois victoires avec Jordan en 2003, puis Renault en 2005 et 2006. En 2009, l’Italien marque l’histoire de Force India en offrant à l’équipe sa première pole position et son premier podium lors du Grand Prix de Belgique. Cette performance lui vaut de rejoindre Ferrari pour les cinq dernières courses de la saison, en remplacement de Felipe Massa, blessé. Après la Formule 1, Fisichella poursuit sa carrière avec succès en endurance et en GT, remportant notamment à deux reprises la catégorie LM GTE Pro aux 24 Heures du Mans, en 2012 et 2014, au volant d’une Ferrari 458 GT2/GTE.
Antonio Giovinazzi a disputé 62 Grands Prix de Formule 1 entre 2017 et 2021, dont trois saisons complètes avec Alfa Romeo Racing. L’Italien a occupé le poste de pilote de réserve de la Scuderia Ferrari avant de se consacrer à l’endurance. En 2023, il entre dans l’histoire en remportant l’édition du centenaire des 24 Heures du Mans au volant de la Ferrari 499P, aux côtés de James Calado et Alessandro Pier Guidi. Il offre ainsi à la marque de Maranello la victoire pour son retour dans la catégorie reine de l’épreuve après 50 ans d’absence.
Eddie Irvine a été le premier coéquipier de Michael Schumacher chez Ferrari, de 1996 à 1999. Sa dernière saison avec la Scuderia sera la plus réussie de sa carrière : l’Irlandais remporte cette année-là ses quatre victoires en Formule 1 et mène le championnat jusqu’à l’ultime manche, à Suzuka, au Japon. Il est finalement devancé par Mika Häkkinen et sa McLaren. Présent en Formule 1 de 1993 à 2002, Irvine est monté à 26 reprises sur le podium au cours de sa carrière chez Jordan, Ferrari et Jaguar.
Nicola Larini rejoint Ferrari comme pilote d’essais en 1992 et dispute deux Grands Prix pour la Scuderia cette même année. Chargé du développement de la suspension active, l’Italien est appelé à remplacer Jean Alesi, blessé, lors de deux courses, dont le tragique Grand Prix de Saint-Marin, qu’il termine à une remarquable deuxième place. Ses plus grands succès en compétition restent toutefois liés aux voitures de tourisme : il remporte le Championnat d’Italie en 1992, puis le très relevé championnat DTM en 1993, au volant de la légendaire Alfa Romeo 155 V6 TI.
Mika Salo a disputé 110 Grands Prix de Formule 1, dont six avec Ferrari en 1999, lorsqu’il remplace Michael Schumacher après la blessure de l’Allemand au Grand Prix de Grande-Bretagne. Le Finlandais remplit parfaitement sa mission, décrochant deux podiums et cédant notamment la victoire à son coéquipier Eddie Irvine en Allemagne, alors que le succès semblait lui être promis. Après sa carrière en Formule 1, Mika Salo poursuit son association avec Ferrari en endurance, remportant notamment la catégorie GT2 aux 24 Heures du Mans en 2008 et 2009.
250 VOITURES EN COMPÉTITION, DONT 100 FORMULE 1
Au-delà des démonstrations de Formule 1, le week-end proposera un programme riche de 18 courses réparties sur huit plateaux.
Historic Grand Prix Car Association (HGPCA)
Formule 1 d’avant 1966
Ce plateau replonge les spectateurs dans le premier âge d’or de la Formule 1, lorsque les monoplaces, encore vierges de toute publicité, arboraient fièrement les couleurs nationales des pays qu’elles représentaient. Ces années ont été marquées par d’intenses rivalités et des innovations techniques majeures, notamment l’apparition du moteur arrière, puis celle des élégantes Formule 1 de 1,5 litre qui ont couru entre 1961 et 1965.
Masters Racing Legends
Formule 1 de 1966 à 1985
Ce plateau rassemble des Formule 1 construites durant la période la plus riche et la plus inventive de l’histoire de la discipline sur le plan technique. Des monoplaces « en forme de cigare » du milieu des années 1960 aux voitures à fond plat, en passant par les redoutables modèles à effet de sol, leur silhouette ne cesse de surprendre.
BOSS GP
Formule 1, IndyCar et World Series 3.5 de 1990 à 2020
Ce plateau réunit des voitures répondant aux règlements des principales catégories de monoplaces des dernières décennies : Formule 1, Formule 2, Formule 3000, GP2, World Series by Renault 3.5, A1GP, IndyCar et même les exotiques Formula Nippon. Parmi les Formule 1 régulièrement présentes en piste figurent la Toro Rosso STR1 de 2006, la Williams FW25 de 2003, la Benetton B197 de 1997, la Prost AP02 de 1999 et la Lotus T127 de 2010.
F2 Classic Interseries
Formule 2 de 1967 à 1978
L’antichambre de la Formule 1 des années 1960 et 1970 n’était pas une catégorie monotype, mais un championnat ouvert où s’affrontaient les meilleurs constructeurs spécialisés : Brabham, Chevron, Lola, March, Martini et bien d’autres. D’abord équipées de moteurs de 1,6 litre, puis de 2 litres, ces monoplaces légères de 500 kg ont permis à de futurs grands noms de faire leurs preuves, à l’image de Jacky Ickx, Jean-Pierre Beltoise, Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux.
F3 Classic Interseries
Formule 3 de 1971 à 1984
Les jeunes espoirs engagés en Formule 3 dans les années 1970 et 1980 rêvaient tous de s’imposer à Monaco, sous le regard des directeurs d’écurie de Formule 1. Une règle officieuse voulait que le vainqueur accède directement à la Formule 1 l’année suivante, sans passer par la Formule 2. Patrick Depailler, Jacques Laffite, Didier Pironi et Alain Prost figurent parmi les anciens vainqueurs. Les voitures sont des châssis Martini, Chevron, March et Ralt, tous restaurés dans leurs livrées d’origine.
Historic F3 1000cc & F. Ford
Formule Ford et Formule 3 de 1964 à 1970
Pas moins de 1 000 de ces monoplaces ont été construites durant les années 1960 par des marques telles que Brabham, Lotus, Chevron, March, Ensign, Matra, Merlyn, Titan et Tecno. Propulsées par de petits moteurs de 1 000 cm³, elles ont rapidement été surnommées les « Screamers », en référence à leur sonorité caractéristique lorsqu’elles atteignaient 10 000 tr/min. La catégorie est devenue un véritable tremplin pour de futures légendes du sport automobile, parmi lesquelles Jackie Stewart, James Hunt, Niki Lauda et Emerson Fittipaldi.
Historic Formula Junior : Lurani Trophy
Formule Junior de 1958 à 1963
En 1958, le comte italien Johnny Lurani crée une formule de promotion reposant sur des éléments mécaniques peu coûteux issus de voitures de série. Trois ans plus tard seulement, des courses sont organisées chaque week-end sur les cinq continents et la catégorie est devenue l’antichambre directe de la Formule 1, contribuant à lancer les carrières de Jim Clark, John Surtees, Denny Hulme et Jochen Rindt. Si les marques italiennes dominent la première saison, elles sont rapidement dépassées par les constructeurs britanniques.
Master Endurance Legends 1 & 2
Prototypes et GT de 1995 à 2019
Cette série rassemble certaines des voitures de course les plus appréciées des générations Y et Z. Et pour cause : elles les ont toutes pilotées sur simulateur !
Comme au Mans, les voitures roulent de jour et de nuit, le samedi soir. Comme au Mans, prototypes et GT partagent la piste. Les plus rapides sont les LMP1 — Lola, Peugeot, Pescarolo, Zytek —, mais les passionnés avertis gardent toujours un œil sur les batailles en GT, entre Aston Martin Vantage, Bentley Continental, Ferrari 458 et BMW Z4.
L’EXPÉRIENCE SPECTATEUR : TRIBUNES ET PADDOCK
Le public aura des occasions uniques d’approcher les voitures qui ont marqué l’histoire du sport automobile. Avec un billet d’entrée standard, chaque spectateur bénéficiera d’une place en tribune et d’un accès à plusieurs autres espaces du circuit.
Des billets donnant accès au paddock seront également proposés. Leurs détenteurs pourront vivre des expériences exclusives au sein de l’exposition exceptionnelle « Scuderia Ferrari – Golden Age : 1996-2006 », qui réunira neuf monoplaces emblématiques de cette décennie légendaire, de la F310 à la 248 F1, aux côtés de la Ferrari 412 T2 de 1995, dernière Formule 1 de la Scuderia Ferrari équipée d’un moteur V12. Des rencontres et des séances de dédicaces avec les pilotes Ferrari présents seront également organisées. La Fan Zone proposera des simulateurs de Formule 1, un écran géant retransmettant l’action en direct, un village d’exposants consacré à l’univers automobile et un espace de restauration.
Enfin, les détenteurs de billets VIP profiteront d’une expérience enrichie, comprenant l’accès au Drivers’ Club et aux prestations d’hospitalité Premium, ainsi que la possibilité de participer à des Grid Walks et à des visites guidées du paddock. Les billets seront disponibles sous forme de pass trois jours, du vendredi au dimanche, ou de billets à la journée. L’accès au Grid Walk Formule 1 et Formule 2 pourra être acheté séparément.
Plus d’informations sur les sites granpremiostorico.com et mugellocircuit.com.
DÉCLARATIONS
Laurent Vallery-Masson, directeur général de HVM Racing :
« Donner naissance au Gran Premio Storico d’Italia représente bien plus que la création d’un nouvel événement pour HVM Racing. C’est l’ambition de faire revivre, au Mugello, toute la richesse du patrimoine automobile, avec une attention particulière portée à l’héritage de la Scuderia Ferrari.
Aux côtés du circuit du Mugello, en collaboration avec Ferrari et sous l’égide de l’ACI, nous souhaitons faire de cet événement un rendez-vous international incontournable. Plus de 250 voitures, dont une centaine de Formule 1, retraceront plus d’un demi-siècle d’histoire, avec un hommage particulier à la période 1996-2006, l’une des plus glorieuses de la Scuderia.
Pour HVM Racing, ce projet marque une nouvelle étape : mettre l’expérience acquise à travers plus d’une centaine d’événements au service d’un public international. »
Antonello Coletta, directeur mondial de Ferrari Endurance et Corse Clienti :
« Le Gran Premio Storico d’Italia représente une occasion unique et précieuse de célébrer et de faire vivre le riche patrimoine du sport automobile, une tradition sportive qui a inspiré et passionné des millions d’amateurs à travers le monde.
Le choix du circuit international du Mugello comme terre d’accueil italienne de cet événement prestigieux constitue, à mes yeux, une réussite majeure pour notre pays et pour la préservation de notre patrimoine sportif. Je suis particulièrement fier que les passionnés italiens puissent profiter d’une célébration aussi exceptionnelle de l’histoire du sport automobile, rendue encore plus forte par l’hommage à cette décennie qui a vu la Scuderia Ferrari et Michael Schumacher atteindre ensemble les sommets, nouant une association devenue une référence d’excellence et un symbole de réussite dans tout le monde du sport. »
Paolo Poli, directeur général et administrateur délégué du circuit du Mugello :
« C’est un honneur d’accueillir la première édition du Gran Premio Storico d’Italia sur le circuit du Mugello. Le fait d’avoir été choisis pour recevoir cet événement prestigieux confirme l’importance de notre circuit à l’échelle internationale. Propriété de Ferrari depuis 1988, le tracé toscan de 5,245 km a joué un rôle essentiel dans le développement des monoplaces du Cheval cabré, servant de piste d’essais à l’époque de Michael Schumacher, Eddie Irvine, Rubens Barrichello et Felipe Massa. Aujourd’hui encore, le circuit du Mugello accueille des séances d’essais de Formule 1, ainsi que des courses automobiles nationales et internationales. Le tracé toscan est le lieu idéal pour rendre hommage à cet héritage au sein d’une infrastructure innovante. »
Geronimo La Russa, président de l’Automobile Club d’Italie :
« Avec la première édition du Gran Premio Storico d’Italia, nous célébrons le patrimoine le plus précieux de notre sport automobile : son histoire. Réunir ces voitures au Mugello, en accordant une place majeure à la Formule 1, c’est faire revivre en piste la mémoire vivante du sport automobile. C’est également célébrer une décennie légendaire pour Ferrari, de 1996 à 2006, marquée par des victoires et des titres Pilotes et Constructeurs. Entendre à nouveau le son de ces monoplaces emblématiques procurera une émotion unique. Je tiens à remercier Ferrari pour sa contribution majeure à un événement qui rassemble sport, passion et culture. »
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Adrien REMY-SPIRE – HVM Racing
presse@hvmracing.fr