30 ANS DU TRIOMPHE PANIS–LIGIER À MONACO
Olivier Panis et Ligier Automotive célébreront les 30 ans de la victoire monégasque de Ligier en 1996, à l’occasion du KENNOL Grand Prix de France Historique (8-10 mai 2026).
Cet anniversaire – celui du dernier succès d’une F1 assemblée en France – coïncidera également avec les 50 ans de Ligier en Formule 1. Une exposition et des démonstrations retraceront ainsi la grande aventure du constructeur en course automobile. Cinq anciens pilotes de l’écurie seront également présents !
• Panis fête les 30 ans de sa victoire à Monaco
• Sept voitures de course Ligier exposées
• Cinq anciens pilotes de l’écurie présents
Le 19 mai 1996, Olivier Panis remportait le Grand Prix de Monaco à la surprise générale. Cette victoire reste l’une des plus marquantes de toute l’histoire de la F1 car personne ne l’avait vu venir, et pour cause :
- En 1996, l’écurie Ligier ne s’était plus imposée depuis 15 ans ;
- Ce jour-là, Olivier Panis ne s’élançait que de la 14e place, sur un circuit où il est quasiment impossible de dépasser.
Dès les premiers tours, le Grenoblois profitait de quelques abandons pour gagner des places, puis d’un arrêt au stand effectué au bon moment pour en grappiller quelques autres. Mais surtout, il réussissait un festival de dépassements spectaculaires sur une piste rendue extrêmement piégeuse par la pluie : Martin Brundle (Jordan) au 7e tour dans la montée de Beaurivage, Mika Häkkinen (McLaren) au 15e tour à Mirabeau, Johnny Herbert (Sauber) au 25e tour à l’épingle du Loews (devenue Fairmont), puis Eddie Irvine (Ferrari) au 36e tour, encore à l’épingle du Loews. En fin de course, Olivier Panis devait surveiller sa consommation en carburant tout en contrôlant le retour de David Coulthard (McLaren), pour s’imposer après deux heures d’effort.
On ne le savait pas encore, mais cette victoire entrerait dans la postérité comme la dernière en F1 d’une voiture assemblée en France (à Magny-Cours en l’occurrence). Et il faudrait attendre 24 ans, et la victoire de Pierre Gasly au Grand Prix d’Italie 2020, pour revoir un pilote français s’imposer en Formule 1.
Les 8, 9 et 10 mai, le KENNOL Grand Prix de France Historique célébrera le 30e anniversaire de cet exploit, l’un des plus grands du sport français. Olivier Panis sera présent et évoquera au micro ses souvenirs de ce fameux dimanche 19 mai 1996.
CINQ PILOTES LIGIER RÉUNIS
Au-delà de cette victoire légendaire, c’est toute l’histoire de Ligier en course automobile qui sera célébrée, 50 ans après les débuts de l’écurie en Formule 1. Cinq anciens pilotes des Bleus seront présents : Jacques Laffite (1976-1982 & 1985-1986), René Arnoux (1986-1989), Philippe Alliot (1986, 1990), Stefan Johansson (1988), et Olivier Panis (1994-1996).
DES LIGIER MYTHIQUES EN EXPO ET EN DÉMO
Une exposition et plusieurs démonstrations couvriront plus de 50 ans d’histoire de Ligier, des 24 Heures du Mans à la Formule 1, en passant par les rallyes. La scénographie immersive présentera de multiples pièces et objets de l’écurie : planches à dessin, maquettes de soufflerie, moules, combinaisons, etc.
Ligier JS2 (1973)
Pilote en Formule 1 sur Cooper et Brabham, ainsi qu’aux 24 Heures du Mans sur Porsche 904 et Ford GT40, Guy Ligier change de statut en 1969 quand il réalise son rêve de « construire une bonne voiture ». De cette volonté naît la JS1, qui arbore les initiales de son ami Jo Schlesser, mortellement accidenté l'année précédente sur le circuit de Rouen-Les-Essarts. Destiné à concurrencer les Porsche 911, Alpine et Dino Ferrari, le coupé se décline dans une version course qui remporte deux victoires prometteuses à Albi et Montlhéry. Son héritière, la JS2, ne sera jamais homologuée en GT faute d'une production suffisante, ce qui obligera Ligier à la développer en sport-prototype façon « Silhouette ». Qu’importe, elle réalise un doublé au Tour de France Automobile en 1974 avec Gérard Larrousse et Bernard Darniche, puis termine 2e aux 24 Heures du Mans 1975 avec Jean-Louis Lafosse et Guy Chasseuil à 1 tour de la Gulf Mirage victorieuse.
Ligier JS9 (1978)
Les performances des Ligier en rallye et en endurance ont mis en lumière le savoir‑faire de l’écurie. Un alignement des planètes fait coïncider cette réussite avec l’arrêt des activités de Matra en sport automobile fin 1974. Gérard Ducarouge, Paul Carillo (projeteur), Lionel Hublet (chef mécanicien) et le sponsor Gitanes prennent alors la route de Vichy. La première F1 « maison », motorisée par le V12 Matra, fait sensation dès sa première saison en 1976. Jacques Laffite monte à trois reprises sur le podium, puis remporte la première victoire de l’écurie l’année suivante, en Suède. Avec Jacques Laffite, Patrick Depailler et Didier Pironi, l’écurie gagne encore à sept reprises entre 1979 et 1981, se battant trois années de suite pour le titre et devient Vice-Champion du Monde en 1980. Conçue par Gérard Ducarouge, Michel Beaujon et Robert Choulet, la JS9 présentée au GPFH incarne l’excellence du savoir‑faire français en Formule 1.
Ligier JS27 (1986)
Cette voiture reste dans l’histoire comme la dernière Ligier à jouer un rôle majeur en F1, avant le sursaut de 1993 et la victoire isolée de 1996. À son volant, Jacques Laffite se classe 3e au Grand Prix du Brésil puis 2e à Detroit, occupant ainsi la 6e place du championnat à la mi‑saison. Mais en Grande‑Bretagne, il est pris dans un carambolage au départ et se casse les deux jambes. La deuxième partie du championnat s’avère plus difficile pour Philippe Alliot et René Arnoux, le V6 Renault Turbo préparé par Mécachrome évoluant moins vite que son homologue fourni directement par l’usine à Lotus. Conçue par Michel Tétu, Michel Beaujon et Claude Galopin, cette monoplace est remarquable par son châssis monocoque moulé en fibres de carbone‑kevlar, une technologie encore rare à l’époque.
Ligier JS33B (1990)
En 1987, le retrait de Renault pousse Ligier vers Alfa Romeo, dont le moteur s’avère être un fiasco dès les premiers essais. Il est remplacé dans l’urgence par le 4‑cylindres Megatron issu du BMW. Les moteurs se succèdent au fil des saisons : Judd, Ford puis Lamborghini… mais les Ligier restent abonnés au fond de grille – et l’écurie ne marque pas plus de trois points entre 1988 et 1991. Construite dans l’usine de Magny‑Cours, la JS33B – illustre ces années sombres que Guy Ligier qualifiait, avec optimisme, de « saisons de transition ».
Ligier JS PX (2021), JS P325 (2025) et JS2 RS (2025)
Un nouveau chapitre s’ouvre en 2013, quand Guy Ligier confie la destinée de sa marque à Jacques Nicolet, déjà impliqué en compétition avec Onroak Automotive. L’entrepreneur relance alors Ligier en endurance, et la JS P2 devient, en janvier 2016, la première voiture française à remporter les 24 Heures de Daytona. Un bel hommage rendu à Guy Ligier, disparu cinq mois plus tôt.
La JS PX célèbre cette victoire, ainsi qu’à celles obtenues la même année aux 12 Heures de Sebring et au Petit Le Mans. Modèle unique, cette voiture est également la star du film Gran Turismo sorti en 2023. Elle est exposée au KENNOL Grand Prix de France Historique, aux côtés des modèles les plus récents du constructeur : la voiture de grand tourisme JS2 RS et le prototype LMP3 JS P325.
DE GRANDS NOMS EN PISTE
De nombreux pilotes de renom participeront aux sessions Fast and Famous. Jean Alesi, Esteban Ocon, Alain Prost, Jacques Villeneuve, René Arnoux, Philippe Alliot, Nicolas Prost et Olivier Panis ont déjà été annoncés. D’autres suivront… Ne ratez pas ces annonces sur Instagram et Facebook.